Live · Pharow
Détecter les bons signaux B2B

Détecter les bons signaux B2B : prospecter au bon moment, avec le bon message
Live avec Alexis Martel (Pharow) & Lucas Mias (Jova), animé par Adrian Measures (agence Kobalt).
Pourquoi on a fait ce live
En 2026, un prospect ne lève plus la main. Il en a assez qu'on l'interrompe avec des messages qui ne le concernent pas, et le volume ne suffit plus à compenser. Dans ce Rex by Kobalt, Alexis Martel (Pharow) et Lucas Mias (Jova) reviennent avec Adrian Measures sur la notion de signal : comment le détecter, comment le hiérarchiser, et surtout comment l'utiliser sans complexifier sa prospection à l'extrême. Point de départ partagé par les trois : un canal outbound, email ou LinkedIn, ne convertit jamais seul. Il contribue à un parcours plus long, souvent invisible dans les outils d'attribution classiques. Les signaux servent à replacer chaque contact au bon endroit de ce parcours.
Key takeaways
- Un signal donne une raison d'être à votre message : sans lui, la prospection perd sa légitimité aux yeux du prospect.
- Trois familles à connaître : signaux d'intention (directs), signaux d'affaires (indirects), signaux internes (propres à votre activité).
- LinkedIn part du signal d'intention pour ouvrir une conversation ; l'email s'appuie sur les signaux d'affaires pour activer une base ICP à froid.
- Croisez potentiel du compte et niveau d'intention pour doser personnalisation et automatisation, et laissez un signal frais faire remonter un compte écarté.
- Mesurez la contribution de l'outbound au chiffre d'affaires sur 3 à 6 mois, pas la performance campagne par campagne.
Pourquoi les signaux sont devenus incontournables
L'outbound a beaucoup évolué, mais il reste un canal qui fonctionne parce qu'il est massivement utilisé. Pour se démarquer dans cette masse de campagnes, il faut contacter une entreprise au moment où une problématique émerge chez elle, plutôt que de l'aborder à froid, sans aucun repère.
Le signal, c'est l'élément qui permet d'affirmer qu'une entreprise vit une situation particulière en ce moment. Sans lui, un email de prospection perd sa légitimité : le prospect ne comprend pas pourquoi on lui écrit précisément aujourd'hui. Avec lui, le message trouve une raison d'être, à la fois dans le ciblage et dans l'écriture.
Trois familles de signaux : intention, affaires, internes
Alexis distingue trois catégories de signaux, des plus directs aux plus personnels.
Signaux d'intention
Les plus directs : une offre d'emploi qui vient d'être publiée, une visite du site web. Tout ce qui indique qu'une entreprise est à suivre en ce moment précis.
Signaux d'affaires
Plus indirects mais utiles : une levée de fonds, une forte croissance. Une société qui vient de lever doit répondre aux objectifs de ses investisseurs, ce qui crée un moment propice pour de nouveaux sujets.
Signaux internes
Propres à votre activité : inscription à un webinaire, téléchargement d'un contenu, abonnement à la newsletter. Invisibles dans un outil comme Pharow, mais exploités chaque jour par Jova et Pharow dans leur propre acquisition.
LinkedIn et email n'ont pas le même rôle
Chez Pharow, la logique diffère clairement entre les deux canaux. Sur LinkedIn, le point de départ est presque toujours un signal d'intention : un commentaire sur un post, une participation à un événement, une interaction avec du contenu. Ce signal déclenche une conversation, pas un envoi de masse.
Sur l'email, la logique s'appuie plutôt sur les signaux d'affaires pour constituer une base ICP à froid, activée ensuite via une séquence multicanale qui vise à faire atterrir le prospect sur le site, là où la conversion peut être mesurée. Déclencher une discussion sur LinkedIn demande du temps et une vraie expertise : c'est pour cela que Pharow se concentre sur des signaux qui viennent de se produire, pour rester dans une fenêtre où l'intention est encore fraîche.
Ne jamais envoyer sans signal, même basique
Un point revient plusieurs fois dans l'échange : personne ne devrait envoyer un email sans un minimum de signal, même s'il ne s'agit que d'un ciblage très travaillé. Une campagne sans signal peut marcher sur un petit marché où les acteurs se connaissent. Mais dès qu'il y a du volume, l'absence de signal use le marché plus vite et abîme les taux de retour.
50
emails ultra ciblés
code NAF précis, comptes à fort panier moyen, vraie personnalisation : c'est le volume d'une campagne citée en exemple.
~10 %
de taux de rendez-vous
obtenu sur cette campagne de 50 emails, grâce au ciblage et à l'enrichissement de la donnée.
Ticket moyen
le curseur décisif
plus le ticket est élevé, plus la campagne doit être réduite et la personnalisation poussée. Un prix d'accès accessible autorise plus de volume.
Croiser potentiel du compte et niveau d'intention
Alexis propose une grille de lecture simple : croiser le potentiel du compte, son score ICP, avec son niveau d'intention. C'est ce croisement qui décide du degré de personnalisation et d'automatisation à appliquer. Un compte à fort potentiel et forte intention mérite une approche très personnalisée. Sur de l'entrant peu qualifié, l'automatisation prend plus de place.
À retenir
Un scoring n'est jamais définitif. Un signal d'intention frais doit toujours pouvoir faire remonter un compte écarté.
Les paliers ne sont pas figés : un compte classé en priorité basse, un tier 3, peut redevenir prioritaire si un signal d'intention fort apparaît, comme une visite de la page tarifs. Pharow a d'ailleurs constaté que certains comptes écartés au ciblage initial restaient longtemps une fois devenus clients. C'est ce qui a motivé une fonctionnalité de réidentification des visiteurs du site : faire remonter dans l'outil les entreprises qui ont visité le site, pour les retraiter via LinkedIn ou via une séquence de cold call adaptée si l'entreprise est plus mature.
Mesurer la contribution plutôt que la campagne
Pharow ne mesure plus vraiment la performance campagne par campagne. L'indicateur qui compte : la contribution globale de l'outbound au chiffre d'affaires, c'est-à-dire la part des personnes contactées en outbound qui finissent par s'inscrire ou acheter dans les trois puis les six mois qui suivent.
15 %
des essais chez Pharow
proviennent de l'outbound sur les trois premiers mois, et ce chiffre progresse encore à six mois.
3 à 6 mois
de fenêtre de mesure
le chemin d'un email est rarement linéaire : transfert interne, discussion, conversion tardive sans réponse attribuable.
1 test
pour isoler un canal
couper temporairement un canal reste le meilleur moyen de vérifier sa contribution réelle, pour LinkedIn comme pour les ads.
Les cas d'usage concrets côté Jova
Pour Lucas Mias, Jova ne vise pas la prospection froide en volume, mais l'intégration de LinkedIn dans des points de contact déjà existants.
- Réactiver une base connue : d'anciens clients sans profil LinkedIn. Jova importe la base, enrichit les URL LinkedIn, puis retouche ces contacts via une nouvelle campagne sur un canal encore non exploité.
- Rebondir sur un point de contact existant : téléchargement d'un guide, inscription à la newsletter. La personne est enrichie puis recontactée sur LinkedIn avec une invitation, un message ou le partage d'un contenu.
- Exploiter la publicité LinkedIn : les likes et commentaires sur des publications sponsorisées, souvent sous-exploités, identifient les personnes les plus proches du client idéal pour les réengager ou les faire remonter dans le CRM. La même logique vaut pour les interactions avec du contenu concurrent ou des figures en influence sur des sujets connexes.
- Importer des fichiers bruts : une donnée parfois peu structurée, transformée en base de contacts exploitable pour lancer des campagnes. C'est l'un des usages les plus présents dans l'outil.
Le rôle, encore limité, de l'IA
Jova travaille en bêta sur l'exploitation par l'IA des données et interactions déjà connues sur un prospect, pour faire remonter des éléments qui aident à adapter un message ou à prioriser. Exemple : un webinaire qui vient de réunir une centaine d'inscrits. Par qui commencer si l'on veut une approche ciblée plutôt qu'un traitement uniforme ?
Autre usage évoqué : s'appuyer sur la preuve sociale en identifiant, grâce à l'IA, les prospects qui ressemblent le plus aux clients existants d'un secteur donné. Un facteur qui facilite le passage à l'essai ou à l'achat.
Par où commencer sans construire une usine à gaz
Adrian Measures le rappelle : la complexité n'est pas un gage de performance, c'est même souvent l'inverse. Un système trop complexe finit par n'être compris ni géré par personne.
- Commencer petit, avec un ou deux signaux, et tester une première campagne avec un bon ICP sans signal pour observer ce qui fonctionne.
- Ajouter le signal dans un second temps pour affiner, plutôt que tout industrialiser dès le départ.
- Concentrer les tests sur un seul canal quand le budget est limité, plutôt que de vouloir tout couvrir.
- Considérer les trois premiers mois d'une campagne à froid comme un investissement d'apprentissage, souvent à perte. Les trois mois suivants doivent commencer à porter leurs fruits.
- Surveiller en continu : ce qui marche aujourd'hui peut s'essouffler dans les mois qui suivent.
Le mot de la fin
Pas besoin de se sentir illégitime parce que son acquisition démarre tout juste : ce qui fonctionne aujourd'hui a d'abord été une succession de versions qui n'ont pas marché.
Replay complet
Pour aller plus loin
15 jours d'essai gratuit sur Pharow pour détecter vos premiers signaux, et 7 jours d'essai gratuit sur Jova pour activer LinkedIn sur vos points de contact existants.
Je teste Jova gratuitementPlaybook original publié sur getjova.com
